Des militants nationalistes blancs sont retournés samedi soir à Charlottesville, en Virginie, où une manifestante antifasciste avait été tuée l’été dernier lors d’un précédent rassemblement de l’extrême droite américaine.

Quelques dizaines de militants conduits par Richard Spencer, figure de l' »alt-right », ont défilé torches à la main avant de se rassembler près de la statue du général confédéré Robert E. Lee.

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Sur une vidéo postée sur Twitter, on les entend scander « Vous ne nous remplacerez pas » et « Nous reviendrons ».

Le maire de Charlottesville, Mike Signer, a répliqué en dénonçant sur Twitter une « nouvelle visite méprisable de ces lâches néo-nazis » et en annonçant que ses services étudiaient les options juridiques à leur disposition.

La police locale a indiqué dans un communiqué qu’un maximum de cinquante personnes s’étaient regroupées pendant tout au plus une dizaine de minutes, « sans perturbations », dans le parc où se trouve une statue controversée de l’ancien général sudiste Robert E. Lee.

Les policiers ont ensuite suivi le bus dans lequel avaient repris place les manifestants « pour s’assurer que le groupe quittait bien la ville », a précisé le Charlottesville PD.

C’est pour empêcher le démontage de la statue du général Lee, aujourd’hui bâchée dans l’attente d’une décision de justice, que les ultranationalistes blancs avaient convergé sur Charlottesville le 12 août dernier.

De violents incidents avaient émaillé leur rassemblement et une femme de 32 ans, Heather Heyer, avait perdu la vie lorsqu’un sympathisant de l’extrême droite avait foncé au volant de sa voiture sur des contre-manifestants.

Le président Donald Trump avait suscité la stupeur parmi la classe politique américaine, y compris dans son camp républicain, par un commentaire ambivalent quelques jours plus tard. Il avait déclaré qu’il y avait des torts -mais aussi des gens « très bien »- « des deux côtés ».

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