Lors d’une conférence de presse conjointe animée mardi à Alger avec son homologue algérien, Ahmed Ouyahia, le président du gouvernement de la fédération de Russie, Dimitri Medvedev, a mis en exergue « la convergence » de la position entre les deux pays concernant la baisse de la production, comme convenu dans l’accord de Vienne.

Arraché lors d’une réunion à Alger à l’automne 2016, l’accord sur la baisse de la production a été signé à Vienne en décembre 2016 par les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et onze pays producteurs non membres de l’OPEP.

Mais cet accord peine à ce jour à faire remontrer les cours du brut, comme le souhaitent les pays du cartel dont les économies sont ébranlées par la chute brutale des cours.

«La Russie souhaite poursuivre ces efforts et continuer à discuter de la question avec tous les pays concernés », a déclaré Medvedev, selon des propos repris par l’agence officielle, APS.

«Il importe au plus haut point de suivre la mise en œuvre de cet accord par tous les partenaires », a-t-il dit.

Tout en saluant le respect par l’Algérie de son niveau de production fixé par l’accord, ce qui « aidera à stabiliser les marchés et les prix à des niveaux raisonnables, permettant d’accroître les recettes et de créer ainsi de nouvelles opportunités de croissance », selon lui, Dimitri Medvedev a également loué les efforts d’Alger en faveur d’un dialogue autour de la stabilité des marchés pétroliers.

Medvedev a ajouté que son pays est « déterminé » à « respecter ses engagements ».

Pour sa part, le premier Ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a indiqué que «le dialogue se poursuit sur l’accord de Vienne en vue de garantir le respect de sa mise en œuvre».

Tout en souhaitant la poursuite de l’accord, Ahmed Ouyahia, pour qui les « hydrocarbures » sont un « secteur vital pour l’Algérie », a salué la contribution de la Russie à la mobilisation des parties signataires, en soulignant que les «intérêts vitaux des deux pays convergent en matière d’hydrocarbures, en ce sens qu’ils constituent le fondement de l’économie algérienne et ont leur poids également dans l’économie russe».

Arrivé lundi en soirée en Algérie, pour une visite officielle de deux jours, Dimitri Medvedev a assisté à la signature de plusieurs accords et rencontré de nombreux responsables algériens dont le président Bouteflika.

C’est la première fois depuis mars-visite du président congolais, Denis-Sassou Nguesso- que le président Bouteflika reçoit un président étranger. Durant ce mois de septembre, le président Vénézuélien, Nicolas Maduro a fait plusieurs escales techniques sans qu’il ne soit reçu par Bouteflika, ce qui avait relancé les spéculations sur son état de santé.

Affaibli par un AVC depuis 2013 qui a affecté sa mobilité et son élocution, le président algérien ne fait que de rares apparitions depuis.

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