Face aux dissensions de son camp et aux pressions européennes, le leader séparatiste a suspendu la déclaration d’indépendance pour laisser une chance au dialogue.

«Les urnes ont dit “oui” à l’indépendance et c’est le chemin que je suis disposé à recourir. J’assume le mandat du peuple qui veut que la Catalogne soit un État indépendant sous forme de République», a d’abord annoncé le président régional catalan, l’indépendantiste Carles Puigdemont. Avant de préciser, une minute plus tard: «Nous proposons que le Parlement suspende cette déclaration pour entamer un dialogue afin d’arriver à une solution qui soit le fruit d’un accord».

Cette position d’équilibriste reprend la proposition d’un député européen du parti de Puigdemont, qui proposait d’imiter la voie slovène, pays qui lui aussi suspendit une déclaration d’indépendance pour négocier avec le pays qu’il souhaitait quitter, la Yougoslavie chancelante.

Au terme d’un discours de 40 minutes face au parlement régional catalan, Puigdemont a justifié sa proposition par une volonté de «désescalade». Le président catalan a reconnu la pluralité de ses citoyens et cité les manifestations différentesqui, en une semaine depuis le controversé référendum d’autodétermination, ont agité le quotidien des Catalans: mobilisations indépendantistes, mouvement en faveur du dialogue, rassemblements pour l’unité de l’Espagne.

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