Cinq personnes, quatre miliciens et un civil, ont été tuées jeudi dans un attentat suicide perpétré par le groupe djihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris auprès d’une milice pro-gouvernementale.

 

Un groupe d’hommes armés appartenant à Boko Haram a attaqué dans la matinée le village de Belbelu, dans le district de Konduga de l’Etat du Borno, a déclaré à l’AFP Ibrahim Liman, membre de la milice pro-gouvernementale CJTF (Civilian Joint Task Force).

L’un d’entre eux s’est approché d’un groupe de combattants du CJTF, qui ont ouvert le feu en vain. « Quand il est arrivé plus près, il a fait détonné les explosifs qu’il portait, tuant quatre membres du CJTF et en blessant deux autres. Une femme qui se trouvait non loin est aussi décédée », a expliqué Ibrahim Liman.

Après la fuite des miliciens survivants, les hommes armés ont dérobé le sorgho, le mil et le maïs stocké dans un silo du village, a-t-il ajouté. Ces informations ont été confirmées par un membre des services d’urgence de l’Etat du Borno, qui a requis l’anonymat.

Le district de Konduga est un bastion de Boko Haram. L’armée nigériane assure avoir mis fin à l’insurrection jihadiste, mais Boko Haram continue de mener des attaques contre les villages, notamment pour s’approvisionner en nourriture.

Mercredi, l’ONG Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC) a publié d’une étude sur les intentions des 1,8 million de déplacés dans le nord-est du Nigeria. Sur les 27.000 personnes déplacées interrogées par l’organisation humanitaire, 86% d’entre elles ont indiqué qu’elles n’étaient pas prêtes à retourner chez elles, citant en majorité l’insécurité comme raison majeure. Le conflit entre le groupe djihadiste et l’armée nigériane a fait au moins 20.000 morts, et la situation sécuritaire reste extrêmement précaire tout autour du lac Tchad.

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