Dès 2019, la Serbie pourrait être alimentée en gaz par le Turkish Stream, a déclaré le Président turc Recep Tayyip Erdogan à l’issue d’un entretien avec son homologue serbe Aleksandar Vucic. On ne sait toutefois pas où Belgrade trouverait les fonds pour construire le tronçon depuis la Bulgarie, selon un expert dans le domaine de l’énergie.

Il serait bon que la Turquie trouve son intérêt à financer la construction de ce tronçon du gazoduc, a estimé l’experte Jelica Putnikovic dans un entretien accordé à Sputnik.

Aleksandar Vucic
«Il va sans dire qu’Ankara veut toucher le plus d’argent pour le transit de gaz par le territoire turc. Plus il y transitera de gaz, plus les recettes seront élevées», a expliqué l’interlocutrice de l’agence.

Et d’ajouter que la construction de gazoducs n’était pas qu’une question économique, mais aussi politique.

«Turkish Stream pourrait contribuer à une certaine normalisation des relations entre les pays balkaniques», a estimé Mme Putnikovic, rédactrice de Balkan Magazin.

La Russie et la Turquie ont décidé de construire le gazoduc Turkish Stream, le deuxième gazoduc russo-turc, après que l’hostilité de l’Union européenne au projet South Stream a incité la Russie à en abandonner la réalisation. Le gazoduc Turkish Stream doit relier la Russie à la partie européenne de la Turquie et à la frontière grecque par le fond de la mer Noire. Le tronçon sous-marin du pipeline sera long d’environ 910 km. Le coût du projet était initialement évalué à 11,4 milliards d’euros.

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