Deux cent mille personnes, certaines tenant des bougies, manifestaient mardi soir à Barcelone pour dénoncer l’incarcération la veille de deux figures de l’indépendantisme catalan, selon la police municipale.

« Independenzia », scandait la foule après avoir réclamé la libération de Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, dirigeants de l’Assemblée nationale catalane (ANC) et d’Omnium Cultural, les deux principales associations séparatistes, inculpés pour sédition.

Puis soudain la foule a observé un silence si profond que même la sonnerie d’un téléphone portable s’est faite entendre. Face aux manifestants armés de bougies ou de pancartes réclamant la libération des « prisonniers politiques », un manifeste a été lu, assurant qu’en ordonnant ces arrestations « l’Etat espagnol a franchi une ligne rouge », et « commis une grave erreur ».

Ces incarcérations constituent le dernier soubresaut de la crise opposant les séparatistes au pouvoir en Catalogne, région où vivent 16 % des Espagnols, aux institutions espagnoles, les premiers menaçant de déclarer l’indépendance de manière unilatérale.

Bien que la société catalane soit divisée presque à parts égales sur l’indépendance, ils estiment en effet que leur cause est légitimée par le référendum interdit du 1er octobre, qu’ils disent avoir emporté avec 90 % des voix avec 43% de participation.

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