« Hicham Jaafar est un prisonnier d’opinion détenu parce que la nature de son métier consiste à défende les droits de l’Homme », note Amnesty International.

Amnesty International a appelé jeudi, les autorités égyptiennes à mettre fin à la détention de l’activiste et journaliste égyptien Hicham Jaafar vu « la détérioration de sa santé après deux ans de détention préventive».

C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’Organisation internationale des droits de l’Homme. Il n’a pas été possible de recueillir dans l’immédiat de commentaires des autorités égyptiennes à ce sujet.

« L’Egypte doit relâcher immédiatement et sans condition Jaafar, qui est détenu depuis deux ans sans être jugé, dans la prison d’al-Aqrab, dans le sud du Caire, le 21 octobre », a déclaré Amnesty International dans un communiqué dont Anadolu a eu copie.

« Jaafar est détenu dans des conditions inhumaines et a passé une période prolongée à l’isolement, ce qui a causé une grave détérioration de son état de santé », a souligné l’organisation.

« Il est honteux que Jaafar soit obligé de rester deux ans derrière les barreaux », a déclaré Najia Bounaim, directrice des campagnes d’Amnesty International pour l’Afrique du Nord.

« Jaafar est un prisonnier d’opinion détenu parce que la nature de son métier consiste à défende les droits de l’Homme ».

Des activistes et des académiciens ont appelé à la libération de Jaafar après avoir passé deux ans au maximum en détention légale en Egypte, craignant que d’autres accusations ne soient portées contre lui ainsi que dans des cas antérieurs de prisonniers opposés aux autorités, notamment Mohamed Ali Bishr, ancien ministre du Développement local.

Hicham Jaafar âgé de 53 ans, est le directeur de l’ONG Media Development Foundation (Mada), une organisation non gouvernementale basée au Caire.

La police égyptienne a arrêté Jaafar de son bureau au Caire le 21 octobre 2015. L’activiste est actuellement détenu pour des accusations d’ «avoir reçu des fonds d’un organisme étranger dans le but de nuire à la sécurité nationale et appartenant aux Frères musulmans (répertoriés par le Caire comme groupe terroriste), des accusations qu’ils a complètement niées.

Les autorités égyptiennes n’ont pas été immédiatement disponibles pour commenter cette déclaration, mais le Caire nie systématiquement les violations dans les centres de détention.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a accusé à maintes reprises Amnesty International de ne pas être neutre.

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