Cinq migrants ont été blessés dont un grièvement dans la nuit d’hier à aujourd’hui à proximité de l’autoroute A8, près de Roquebrune-Cap Martin (Alpes-Maritimes), au cours d’une opération de police contre un trafic d’étrangers en situation irrégulière, a indiqué le parquet de Nice.

L’un des migrants, grièvement blessé et dont le pronostic vital avait un temps été engagé, semble désormais hors de danger, a précisé le parquet. Un militaire Sentinelle, légèrement blessé lors de l’intervention, a lui aussi été conduit à l »hôpital.

Le contrôle policier a eu lieu sur une sortie réservée aux services techniques de l’autoroute, repérée depuis quelque temps comme un lieu de dépôt fréquenté par des étrangers venus d’Italie, a ajouté le parquet, confirmant une information de France Bleu Azur. Dans la nuit, un monospace est arrivé en provenance d’Italie avec à son bord onze étrangers en situation irrégulière. Une fois débarqués, ces derniers ont repéré le dispositif policier composé de membres de la Police aux frontières, de CRS et de militaires Sentinelle et, pris de panique, ont tenté de s’enfuir.

Cinq d’entre eux ont chuté dans un canal de collecte des eaux pluviales en béton, profond de 4 à 5 m. Ils ont été pris en charge par les sapeurs-pompiers. Quatre de ces migrants ont été conduits à l’hôpital et deux, dont le blessé grave, y sont toujours. Les migrants indemnes ont été remis à la Police aux frontières en vue d’une reconduite en Italie.

Les deux passeurs ont été un peu plus tard interpellés à bord de leur véhicule et placés en garde à vue. Une enquête confiée à la Police aux frontières a été ouverte pour trafic d’êtres humains, mise en danger de la vie d’autrui et aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière. Une enquête a également été confiée par le parquet à l’Inspection générale de la police nationale.

Dans un communiqué, la préfecture a précisé que « cette opération était conforme aux instructions du préfet des Alpes-Maritimes et aux règles qui régissent la lutte contre l’immigration irrégulière », le préfet rappelant que « la lutte contre les passeurs est d’abord une lutte contre des actions clandestines de trafic d’êtres humains ».

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