Touché d’une manière aigue par les mesures ukrainiennes discriminant les droits des minorités nationales, Budapest a décidé de ne plus soutenir l’Ukraine sur la scène internationale, mettant son veto à la tenue du sommet Ukraine-Otan, qui devrait avoir lieu en décembre.

La Hongrie a bloqué la convocation du sommet Ukraine-Otan, qui devrait avoir lieu en décembre, a annoncé sur le site du département le chef de la diplomatie hongroise Peter Siyarto.

«La Hongrie ne peut soutenir l’aspiration de l’Ukraine à l’intégration, c’est pourquoi elle a mis son veto à la convocation du sommet Ukraine-Otan en décembre», a déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères.

Budapest estime, dit-il, que la loi ukrainienne sur l’éducation porte atteinte aux droits des minorités nationales.

Peter Siyarto a indiqué qu’il serait impossible de contourner le veto hongrois, car la décision sur la convocation du sommet Ukraine-Otan ne pouvait être prise qu’à l’unanimité par tous les pays participants.

D’après le texte voté début septembre par la Rada, l’ukrainien devra, à partir de la rentrée 2018, être la langue principale au collège et au lycée. Les autres langues, notamment le russe, le hongrois, le roumain ou le polonais, parlées par les minorités ethniques résidant sur le territoire du pays, seront réservées au cours d’histoire, de langue et de littérature.Plusieurs pays européens ont émis des critiques à l’encontre de la nouvelle loi. En signe de protestation, le Président roumain a annulé un déplacement officiel à Kiev, alors que la Hongrie a dénoncé un «coup de poignard dans le dos» et promis de ne plus soutenir l’Ukraine sur la scène internationale.

La Russie a pour sa part accusé Kiev de vouloir établir «un État unilingue dans un pays de fait multi-ethnique».

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