En visite au Yémen, Mark Lowcock, responsable de l’aide humanitaire aux Nations unies, dénonce une situation alarmante dans le pays.

C’était la première visite de ce haut responsable de l’ONU, en poste depuis seulement deux mois, dans cet Etat ravagé par la guerre.

Pénurie alimentaire, des millions de déplacés et la pire épidémie de choléra au monde. Après cinq jours sur place, Mark Lowcock, le responsable de l’OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU) ne cache pas sa stupeur : « Ça a été choquant de voir l’impact terrible de ce conflit engendré par l’homme. Ici à Sanaa et à Aden, j’ai eu des discussions franches avec les autorités à propos des besoins de chaque parti et acteur afin de faire plus pour assurer une aide humanitaire qui parvienne à tous ceux qui en ont besoin. »

Et les besoins sont urgents : 17 millions de personnes ne mangent pas à leur faim au Yémen, selon les Nations unies. Et 58 000 ont été blessées dans cette guerre. Un conflit qui dure depuis 2014 et qui oppose les rebelles Houthis, soutenus par Téhéran, aux partisans loyalistes du président Hadi, appuyés par Riyad.

« Tous les partis au Yémen, et ceux en dehors du pays qui les soutiennent et exercent une influence, doivent faire bien plus pour s’assurer qu’ils respectent les droits de l’homme internationaux et protègent les citoyens. Pour mettre fin aux terribles souffrances du Yémen, il faut avant tout trouver une solution politique à la crise », ajoute Mark Lowcock

Dimanche 29 octobre, c’est justement en Arabie saoudite que Mark Lowcock s’exprimera sur cette crise humanitaire. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce conflit a déjà fait plus de 8 600 victimes.

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