De nouveaux pourparlers de paix sur la Syrie se sont ouverts aujourd’hui à Astana, la capitale du Kazakhstan, pour discuter notamment de la situation humanitaire jugée de plus en plus préoccupante, ont annoncé les autorités kazakhes.

Il s’agit du septième round de ces négociations parrainées par la Russie et l’Iran, alliés de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, qui ont abouti surtout à la mise en place de zones de désescalade dans plusieurs régions de Syrie.

Annoncée sur deux jours, cette nouvelle rencontre prévoit des consultations à huis clos aujourd’hui et une déclaration à la presse demain, selon la diplomatie kazakhe. « Des négociations à huis clos ont commencé », a indiqué le porte-parole du ministère kazakh des Affaires étrangères, Anouar Jaïnakov. Selon lui, les délégations du régime syrien et de l’opposition armée, ainsi que celles des pays parrains des pourparlers sont déjà arrivées à Astana.

Le processus de paix d’Astana se concentre sur les questions militaires et techniques et se déroule en parallèle à celui, politique, de Genève. Il vise à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés en six ans. Il a abouti notamment à la mise en place de quatre zones de désescalade en Syrie: dans les régions d’Idleb (nord-ouest), de Homs (centre), dans la Ghouta orientale, près de Damas, ainsi que dans le sud du pays.

En octobre, des organisations internationales se sont cependant inquiétées de la situation humanitaire dans la Ghouta orientale, l’Unicef affirmant que plus de 1100 enfants ont souffert ces trois derniers mois de malnutrition aiguë dans cette zone tenue par les rebelles et assiégée par le régime. Lors de la dernière rencontre mi-septembre, la Russie et la Turquie avaient annoncé un accord pour déployer ensemble des forces de maintien de l’ordre dans l’une de ces zones, à Idleb. Un nouveau cycle de pourparlers sur la Syrie à Genève est prévu pour se tenir à partir du 28 novembre sous l’égide de l’ONU.

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