La démission surprise du Premier ministre libanais Saad Hariri, un protégé de l’Arabie saoudite et critique du Hezbollah pro-iranien, fait craindre que le Liban, pays aux équilibres fragiles, ne plonge dans de nouvelles violences.

D’après des analystes, cette démission aura des conséquences plus graves qu’une simple péripétie politique dans un pays habitué aux crises gouvernementales.

«C’est une décision dangereuse qui aura des conséquences plus lourdes que ce que le Liban peut supporter», affirme à l’AFP Hilal Khashan, professeur de sciences politiques à l’Université américaine de Beyrouth.

En démissionnant, Saad Hariri a dénoncé la «mainmise» et «l’ingérence» de l’Iran dans les affaires libanaises à travers son allié le Hezbollah. Ce parti politique armé est membre du gouvernement de Saad Hariri formé il y a moins d’un an.

«Hariri a commencé une guerre froide qui pourrait dégénérer en guerre civile, sachant que du point de vue militaire, le Hezbollah n’a pas de concurrent au Liban», estime M. Khashan.

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