(le début)

Dans sa volonté d’asseoir un pouvoir exclusif, MBS poursuit les purges au cours de l’été.

Début septembre, des dizaines d’opposants sont embastillés. Le pouvoir ratisse large: des ultraconservateurs, mais aussi des modérés voire des modernistes qui ne l’ont pas suivi dans sa guerre contre le Qatar, comme le soulignait le chercheur Stéphane Lacroix dans Orient XXI.

En même temps qu’il consolide son assise, le prince héritier s’appuie sur la jeunesse du pays (70 % de la population a moins de trente ans): il met au pas la police religieuse au printemps et multiplie les annonces novatrices sur le droit des femmes à conduire ou à assister à des événements sportifs.

Ces touches de modernisme ne doivent toutefois pas faire trop illusion. «La modernisation est surtout du marketing politique destiné à la consommation extérieure, nuance Nabil Mouline. Il s’agit de rassurer les partenaires du royaume, en particulier ceux qui sont appelés à y investir.»

Le climat économique dégradé du pays est en effet pour beaucoup dans cette guerre fratricide. Dans une économie encore trop dépendante des hydrocarbures, la baisse du prix du baril de pétrole met en péril un régime habitué à arroser généreusement la population.

(à finir)

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