(le début)

Pour mener sa révolution de Palais, « MBS a éliminé tous les poids lourds de la deuxième génération des Saoud et s’appuie sur ses pairs de la troisième génération », observe Fatiha Dazi Heni.

« Il fait aussi le ménage au sein des milieux d’affaires, au nom de la lutte contre la corruption. Il espère ainsi asseoir son pouvoir en s’entourant des alliés qu’il s’est lui-même choisis. Si une sourde résistance existe au sein du clergé, notamment parmi les plus conservateurs, il ne manifestera aucune hostilité publique à ces décisions d’autant qu’elles sont validées par le roi qui est très respecté par les instances religieuses du pays », complète la chercheure.

Aussi spectaculaire soit-il, le coup de force de ce week-end n’est qu’une étape dans la concentration des pouvoirs: c’est le père de MBS, le roi Salmane ben Abdel Aziz qui l’entame en éliminant les rivaux de sa lignée.

À son arrivée au pouvoir début 2015, Salmane ben Abdel Aziz prive son demi-frère le prince Moukrine de son statut de prince héritier au profit de son neveu, le ministre de l’Intérieur Mohammed ben Nayef. Par la même occasion, son fils est nommé ministre de la Défense et élevé au deuxième rang dans l’ordre de succession. Puis, durant l’été 2017, Mohammed ben Nayef est à son tour écarté au profit de MBS. Démis de toutes ses fonctions, Ben Nayef est placé en résidence surveillée.

(à suivre)

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