Les Nations unies ont appelé lundi le gouvernement birman «à s’assurer qu’il n’y ait plus d’usage excessif de la force militaire dans l’Etat de Rakhine» où les violences ont provoqué l’exode de quelque 600.000 Rohingya.

 

L’ONU a dénoncé les violences commises par les forces armées birmanes au cours des dix dernières semaines qui constituent, selon elle, l’exemple classique d’un nettoyage ethnique contre cette minorité musulmane. Le gouvernement birmanréfute ces accusations. Craignant un veto de la part de la Russie et de la Chine, la France et la Grande-Bretagne ont renoncé à déposer un projet de résolution.

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Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé «sa profonde préoccupation face aux informations sur les violations des droits de l’homme et les abus commis dans l’Etat de Rakhine, y compris par les forces de sécurité birmanes, en particulier contre des personnes appartenant à la communauté rohingya».

«Le Conseil de sécurité appelle le gouvernement de la Birmanie à éviter tout nouvel usage excessif de la force militaire dans l’Etat de Rakhine, à rétablir l’administration civile, à respecter l’état de droit et à prendre immédiatement les mesures conformes aux obligations et aux engagements pour le respect des droits de l’homme», poursuit le texte.