Après que les ministres de la Défense turc, français et italien ont signé un accord pour développer en commun un système de défense antiaérienne, des experts turcs expliquent quelle influence aura cette démarche sur les rapports au sein de l’Otan, ainsi qu’entre la Russie et la Turquie qui lui achète des S-400.

Drapeau de l'Otan

La signature de l’accord turco-franco-italien sur la coopération dans le domaine de la lutte antiaérienne fait se poser un certain nombre de questions: le système de missiles qui sera créé dans le cadre de l’accord pourra-t-il remplacer les S-400 russes que la Turquie a achetés ? Quel impact aura un tel arrangement sur les relations entre ces deux pays, d’une part, et entre la Turquie et l’Alliance atlantique, de l’autre ?

Selon un général de l’Armée de l’air turque, Erdoğan Karakuş, son pays a besoin, en urgence de quelque 25-30 systèmes antiaériens, «non seulement des S-400, mais également d’autres armements encore». 

Un autre spécialiste, le politologue Can Ünver, a affirmé que l’apparition d’alliances internes au sein de l’Otan et la création d’un système antiaérien non américain constituent un tournant important et positif. De surcroît, l’accord trilatéral dont l’une des parties est Ankara atteste que sa politique étrangère est menée dans plusieurs directions.

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