Conservateurs d’Angela Merkel, écologistes et libéraux doivent décider jeudi s’ils s’engagent à former un gouvernement de coalition inédit, faute de quoi l’Allemagne risque de devoir organiser des élections anticipées historiques.

Et rien ne semblait joué peu avant la fin des consultations préliminaires, que la chancelière de 63 ans a elle-même fixé au 16 novembre, soit presque deux mois après les législatives du 24 septembre qui ont laissé le pays sans une majorité évidente.

Les derniers pourparlers pourraient se prolonger jusque tard dans la nuit de jeudi à vendredi.

Si Peter Tauber, l’un des ténors de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel, continuait de voir de « bonnes chances » d’aboutir, l’allié bavarois (CSU) était bien plus réservé et reprochait aux Verts un manque de souplesse.

Depuis près d’un mois, les partis aux positions souvent très éloignées ont mené des discussions tendues, ponctuées de querelles étalées sur la place publique, visant à savoir s’ils peuvent diriger ensemble le pays.

Ils doivent désormais annoncer s’ils renoncent sur fond de trop nombreux désaccords ou s’ils passent à l’étape suivante, c’est-à-dire l’élaboration d’un « contrat de coalition » avec l’objectif de former un gouvernement au plus tôt d’ici Noël.

« Personne n’a plus besoin d’un accord que Merkel. Après tout, c’est elle qui veut se faire réélire chancelière » pour la quatrième fois, estime le journal Süddeutsche Zeitung.

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