Vladimir Poutine, le président russe, a exprimé, mercredi, son soutien à l’initiative portant sur l’échange de prisonniers entre Kiev d’une part, et Donetsk et Lougansk d’autre part, selon la chaîne Russia Today.


Selon la même source, Poutine a annoncé son appui à l’initiative du leader du mouvement « Choix ukrainien », Viktor Medvedchuk sur l’échange des prisonniers.

« Je ferai tout ce que je peux, je vais parler avec les dirigeants des deux républiques de Donetsk et de Lougansk, et j’espère concrétiser ce que nous proposons », a affirmé Poutine.

Donetsk et Lougansk sont situées dans la région de Donbass, dans l’est de l’Ukraine, et ont déclaré leur indépendance unilatérale en avril 2014 à travers des séparatistes fidèles à Moscou.

La Chaîne Russia Today a rapporté que Medvedchuk s’est adressé à Poutine en indiquant qu’il « souhaiterait lui faire part d’une demande concernant des centaines de personnes vivant dans des conditions de détention des deux côtés ».

Et de poursuivre : « Aujourd’hui marque la fin de 14 mois sans qu’il ait eu d’échange de prisonniers… La cause étant le fait que l’échange doit se faire conformément à l’accord de Minsk ».

Medvedchuk a par ailleurs précisé que « l’Ukraine fait face actuellement à des difficultés dans la mise en œuvre de ce principe (le tout pour le tout) impossible à réaliser selon la législation actuelle, en particulier pour les individus accusés de graves crimes ».

Si le président russe réussit « à jouer de son influence auprès des présidents des deux républiques et leur demander l’achèvement de ce processus d’échange, comme première étape, environ 380 personnes auront la possibilité de rentrer chez eux auprès de leurs familles et leurs proches », a souligné Medvedchuk.

Selon les données des Nations Unies, plus de 10.000 personnes ont été tuées, dont 2700 civils, 24 autres ont été blessées depuis le début des affrontements dans la région du Donbass, entre les forces fidèles au gouvernement ukrainien et les séparatistes fidèles à la Russie.

Les parties en conflit dans l’Est de l’Ukraine sont parvenues à un accord de cessez-le-feu le 12 février 2015 à Minsk, capitale de la Biélorussie, qui admet aussi le retrait des armes lourdes et des forces étrangères de l’Ukraine.

L’accord de Minsk stipule également que le gouvernement ukrainien prenne le contrôle sur toutes les frontières avec la Russie d’ici la fin d’année, ce qui n’a pas été atteint jusqu’aujourd’hui.

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