La justice belge examine aujourd’hui le mandat d’arrêt européen émis il y a deux semaines à Madrid à l’encontre du président déchu de la Catalogne Carles Puigdemont et de quatre ex-ministres, exilés comme lui en Belgique et refusant d’être remis à l’Espagne.

Les cinq dirigeants indépendantistes catalans s’étaient exilés après la mise sous tutelle de la région et la destitution de son exécutif, conséquences de la déclaration unilatérale d’indépendance du 27 octobre. Ils souhaitaient échapper à la justice espagnole alors que huit autres membres du gouvernement destitué ont été inculpés et placés en détention provisoire.

Leurs avocats belges, qui évoquent une «hystérie judiciaire» en Espagne, vont contester l’exécution du mandat d’arrêt, qui relève selon eux du «procès politique».

Ils comptent bien épuiser les recours possibles, en appel voire en Cour de cassation, si la demande de Madrid devait être satisfaite. Cela pourrait faire durer la procédure jusqu’à janvier au moins.

L’audience prévue vendredi à 14 heures (13h00 GMT) devant la chambre du conseil du tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles se tiendra à huis clos. Le juge unique amené à statuer après les plaidoiries devrait rendre sa décision dans huit à dix jours, selon les avocats.

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