Une ONG polonaise proche du pouvoir conservateur a annoncé jeudi le dépôt de plaintes contre le député européen belge Guy Verhofstadt, qui avait qualifié de « fascistes » et de « néo-nazis » les participants à la Marche de l’indépendance samedi à Varsovie.

« Nous ne sommes pas d’accord avec de telles accusations. Ces mensonges sont inspirés par des faits créés par les médias et des ‘fake news’ des médias occidentaux », a déclaré dans un communiqué la présidente de la « Ligue polonaise contre les diffamations » Mira Wszelaka. « J’ai participé à la marche avec un groupe de sympathisants de la Ligue. Je ne suis ni fasciste, ni néo-nazie ».

De leur côté, deux députés européens conservateurs polonais, Marek Jurek et Zdzislaw Krasnodebski, ont écrit au président du Parlement européen Antonio Tajani pour lui demander de sanctionner l’ancien Premier ministre belge pour ses propos.

Lors d’un débat sur les réformes judiciaires en Pologne au PE mercredi, qui a abouti à une résolution pouvant ouvrir la voie à des sanctions contre la Pologne, Guy Verhofstadt a déclaré que « 60.000 fascistes ont marché samedi à Varsovie, des néo-nazis, des suprémacistes blancs et je ne parle pas de Charlottesville en Amérique, je parle de Varsovie, Pologne, 300 kilomètres environ d’Auschwitz-Birkenau. »

« L’attaque de Guy Verhofstadt est une attaque diffamatoire non soutenue par des preuves. Nous allons essayer de lever l’immunité de l’eurodéputé », a encore déclaré Mme Wszelaka.

Les images du rassemblement, avec des explosions de pétards, des fumées colorées de torches fumigènes et des slogans xénophobes, racistes, ou anti-islam scandés par l’extrême droite ont provoqué une vague de critiques à l’étranger, certains médias utilisant le terme de « marche fasciste ».

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