La France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR au Niger, a annoncé aujourd’hui à l’AFP Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra (Office français de protection de réfugiés et apatrides) à l’issue d’une mission à Niamey.

Ces réfugiés, arrivés à Niamey (Niger) le 11 novembre, devraient gagner la France «au plus tard en janvier», selon le ministère de l’Intérieur. Ils avaient bénéficié de la première évacuation de Libye, où règne le chaos, menée par le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies.

Il s’agit d’un groupe de 25 personnes, Erythréens, Ethiopiens et Soudanais, et comprenant «15 femmes et quatre enfants», a précisé à l’AFP Pascal Brice.

Le HCR avait présenté à l’Ofpra une liste de personnes repérées pour leur besoin de protection. Celles qui ont été retenues, après une évaluation sécuritaire, obtiendront le statut de réfugié «très rapidement» après leur arrivée en France, a précisé M. Brice.

Ils seront d’abord hébergés en structures collectives, «le temps de leur donner un certain nombre de clés sur la vie en France», a-t-on précisé à la DGEF (Direction générale des étrangers en France) qui coordonne l’opération de réinstallation. Après ce sas de quelques mois, une nouveauté dans les processus de réinstallation, ils seront orientés vers des logements classiques.

«C’est d’abord une manière de sauver des personnes qui sortaient d’un véritable enfer, avec des tortures, des viols, des enlèvements d’enfants», explique M. Brice. Cette semaine encore, un reportage de CNN montrant des migrants vendus aux enchères a provoqué une forte émotion, suscitant des réactions indignées en Afrique et à l’ONU.

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