L’Allemagne est paralysée. Après un week-end marathon, les libéraux ont claqué la porte dimanche soir. Il n’y aura pas pour l’instant de « coalition Jamaïque » avec les Verts et la CDU d’Angela Merkel.

La chancelière ainsi confrontée à sa plus grave crise politique en 12 ans de pouvoir a rencontré ce lundi le président Franck Walter Steinmeir pour trouver une issue.

« Une situation inédite depuis la fondation de la RFA ». Frank-Walter Steinmeier a souligné dans une brève déclaration la gravité de la situation. Jamais depuis 1949, le pays ne s’était retrouvé dans l’impasse pour constituer un gouvernement après des élections.

Le président de la République a un rôle non négligeable dans cette première, car seul lui peut décider à l’arrivée d’une dissolution du Parlement. Hors Frank-Walter Steinmeier se montre réticent. Il a rappelé que les partis ont après les élections reçu un mandat pour former un gouvernement et doivent assumer leurs responsabilités. Pas question donc de renvoyer d’office la balle au souverain.

Le président allemand veut discuter avec les différents partis susceptibles de former une coalition avec d’autres forces. Cela vaut donc aussi pour ses camarades sociaux-démocrates. Ils ont réitéré avec une motion adoptée à l’unanimité leur refus d’une nouvelle grande coalition avec les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel. Le SPD affirme ne pas craindre de nouvelles élections.

L’ancien candidat social-démocrate à la chancellerie Steinmeier, deux fois ministre des Affaires étrangères d’une certaine Angela Merkel va aussi en appeler au sens des responsabilités de ses camarades. Mais il n’est pas Jupiter et ne peut pas imposer leur décision aux partis politiques.

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