Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a lancé une charge virulente contre la Russie ce vendredi 24 novembre, à la fin d’un sommet avec 6 pays d’ex-URSS : le Partenariat oriental.

Pourtant, les dirigeants des 28 pays de l’Union européenne et leurs homologues d’Ukraine, de Géorgie, de Moldavie, de Biélorussie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan ne devaient pas aborder de sujets sensibles au départ.

La déclaration commune issue du sommet reste sobre. Il n’y a pas de trace de cette condamnation de la Russie dans le texte final. Mais face à la presse, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a eu des propos directs.

« La mort de 5 soldats ukrainiens hier montre une nouvelle fois les conséquences tragiques de l’agression russe en Ukraine. L’Union européenne condamne l’agression russe et ne reconnaîtra jamais l’annexion illégale de la Crimée », a-t-il déclaré, en ajoutant : « Aujourd’hui, nous avons adopté une déclaration commune. Il s’agit, comme toujours, d’un compromis, mais nous avons préféré afficher notre unité, car c’est le plus important ».

Le compromis, c’est également ce qu’a prôné le ministre biélorusse des Affaires étrangères : la Biélorussie se trouve entre deux grands feux, la Russie d’un côté, l’Union européenne de l’autre.

« Elles sont malheureusement rivales et nous aimerions nous éloigner de cette rhétorique de confrontation », a-t-il dit.

Les relations entre l’Union européenne et la Russie se sont fortement détériorées avec la crise en Ukraine. Les affrontements entre séparatistes prorusses et l’armée ont fait plus de 10 000 morts depuis le printemps 2014.

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