Le président français, Emmanuel Macron, a dénoncé mardi « les crimes contre l’humanité » en Libye.

« Les drames qui se déroulent sous nos yeux en Libye sont un crime contre l’humanité », a-t-il déclaré devant un panel de près d’un millier d’étudiants à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso.

Macron est arrivé lundi soir au Burkina Faso, première escale d’une tournée africaine de trois jours qui le mène en Côte d’Ivoire où il prendra part au Sommet UA – UE (29 – 30 novembre) et au Ghana.

Concernant la situation en Libye, le président français a annoncé qu’il allait « proposer une initiative euro-africaine » pour « frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs » qui exploitent les migrants subsahariens en Libye.

Qualifiant de « crime contre l’humanité » la vente de migrants comme esclaves, Macron a promis « un soutien massif à l’évacuation des personnes en danger ».

Plus tôt dans la matinée de mardi, le chef d’Etat français s’est entretenu avec son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré.

S’exprimant en conférence de presse à l’issue de cet entretien, le président français a annoncé que tous les documents français relatifs à l’assassinat de l’ancien président burkinabè Thomas Sankara en 1987 seraient « déclassifiés ».

Accusé d’avoir participé à l’assassinat de Sankara, l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré (déchu en 2014) a veillé tout au long de ses 27 ans au pouvoir à ce que ce dossier ne soit jamais révélé au grand jour.

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