Durant sa rencontre avec Aung San Suu Kyi, le pape François a invité mardi les Birmans à travailler pour la paix … dans le respect des minorités.

Une allusion aux 600 000 musulmans rohingyas, qui ont fui les persécutions ces derniers mois pour se rendre au Bangladesh.

Le souverain pontife a toutefois évité de prononcer le mot rohingya, un mot tabou pour les autorités birmanes.

La dirigeante birmane a pour sa part évoqué « un problème ancien (…) qui a érodé la confiance et la compréhension (…) entre les différentes communautés de Rakhine ».

S’il n’a pas prononcé le nom des rohingyas, le pape François n’en a pas moins fait passer plusieurs messages.

« Le difficile processus de consolidation de la paix et de la réconciliation nationale ne peut progresser que grâce à un engagement en faveur de la justice et du respect des droits de l’homme », a souligné le saint Père.

Avant de quitter la Birmanie pour le Bangladesh, le pape a prévu de rencontrer un groupe de Rohingyas dans le cadre d’une « réunion interreligieuse pour la paix » qui aura lieu dans la province de Racca.

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