Des manifestations devant tous les bâtiments officiels, contre une baisse drastique des salaires. Concerts de vuvuzela, chaîne humaine autour du Parlement à Bucarest.

Des défilés de nuit dans les grandes villes roumaines, ou une grève massive, ici des ouvriers du constructeur automobile Dacia. Dans un pays où le salaire moyen est d’environ 520 euros, tous redoutent un bouleversement fiscal qui, selon eux, amputera leurs revenus.

En colère contre un gigantesque bouleversement fiscal. Actuellement, comme en France, les employeurs roumains paient des cotisations patronales en plus du salaire brut. Les salariés, eux, paient des cotisations salariales et conservent à la fin du mois le salaire net. La Roumanie veut supprimer presque la totalité des cotisations patronales et les faire payer par les salariés. Conséquence : une baisse du salaire net d’environ 20%. Pour éviter cette baisse, le gouvernement demande aux employeurs d’augmenter le salaire brut, mais il n’y a aucune obligation. Alors quel intérêt à toute cette réforme ? Pour ce patron roumain, aucun. Comme le syndicat, le patronat roumain est lui aussi contre ce bouleversement. Selon lui, c’est d’abord un cauchemar administratif.

Une réforme qui ne fait donc que des mécontents, sauf peut-être un bénéficiaire : les caisses de l’État roumain. Selon le patronat, le gouvernement pourrait profiter de ces changements pour réaugmenter certaines cotisations dans quelques mois et ainsi récupérer de l’argent. Selon Florin Iordache, député du Parti social-démocrate, « ce sont des peurs injustifiées ». Une réponse laconique qui ne convainc ni les patrons ni les syndicats roumains.

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