Les États-Unis ont appelé tous les pays à couper leurs relations diplomatiques et commerciales avec la Corée du Nord lors du conseil de sécurité de l’ONU réuni en urgence mercredi soir.

Avec son dernier tir de missile intercontinental, la Corée du Nord «a choisi l’agression» plutôt qu’un processus pacifique. «Si la guerre vient, ne vous y trompez pas: le régime nord-coréen sera détruit complètement», a lancé l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, lors d’une réunion du Conseil de sécurité convoquée en urgence sur le dossier nord-coréen mercredi. «Il faut continuer à traiter la Corée du Nord comme un paria», a-t-elle aussi réclamé, en exhortant la Chine, premier partenaire économique de la Corée du Nord, à cesser toute livraison de pétrole au régime ermite. Pyongyang continue «d’obtenir des produits dérivés du pétrole grâce à des transferts de navire à navire en mer», a dénoncé la diplomate américaine qui n’a cependant pas évoqué lors de son intervention la mise en chantier d’une nouvelle résolution de sanctions.

Le dernier tir nord-coréen à une altitude inédite constitue un camouflet pour Donald Trump qui avait assuré que le développement de telles capacités «n’arriverait pas». C’est «un jeune chien dérangé», a lancé mercredi le président américain en parlant de son homologue nord-coréen Kim Jong-un, avec qui les échanges d’insultes sont devenus monnaie courante.

Mercredi soir, peu avant la réunion à l’ONU, Emmanuel Macron avait appelé la Chine et la Russie à prendre des sanctions contre la Corée du Nord. Mais, tout en reconnaissant une «provocation», la Russie juge toutefois qu’il «n’y a pas de solution militaire» à cette crise, a déclaré l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia. «La Russie ne peut accepter un statut nucléaire pour la Corée du Nord», a-t-il souligné, en appelant à revoir l’approche de l’ONU dans ce dossier au vu des expériences militaires nord-coréennes qui se poursuivent.