L’ex-président des États-Unis a délivré samedi un discours qui lui ressemble : balancé et nuancé, embrassant les défis mais résolument optimiste. Une sorte d’antithèse de Donald Trump, sans jamais prononcer son nom.

Ils l’ont attendu pendant près de 4 heures, avec une impatience jubilatoire ce samedi après-midi. «Rencontrer Obama? un rêve!», ont glissé des étoiles dans les yeux certains des centaines de participants présents dans la longue queue qui avait commencé de se former vers 14h30 devant la Maison de la radio à Paris. Et justement vers 18h30, le voici enfin: grand et longiligne, l’élégance décontractée, la démarche souple, le sourire aux lèvres. Précédé d’applaudissements nourris, l’ancien président des États-Unis pénètre sur la scène de l’auditorium de Radio France pour une conférence devant le «réseau social» des Napoléons, une «communauté» de 3000 Français passionnés d’innovation qui a eu le culot de l’inviter. L’événement aurait coûté selon la rumeur 400.000 dollars.

Le réseau Les Napoléons, qui dit s’être donné pour mission de «promouvoir l’innovation à la française» ou «l’innovation des lumières», et a pour habitude d’inviter politiques, entrepreneurs et philosophes pour penser le monde, a choisi de faire plancher l’invité vedette sur un sujet ambitieux: «ne pas avoir peur et innover». Le thème convient bien à ce président qui avait basé sa campagne de 2008 sur «l’audace de l’espoir» et qui reste persuadé que malgré les défis et revers évidents qui se bousculent, «l’arc de l’Histoire continue», sur le long terme, «de tendre vers la justice».

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