Séoul et Washington ont donné le coup d’envoi lundi à leur plus important exercice aérien conjoint à ce jour, manœuvre qualifiée par le Nord de «provocation totale», quelques jours après le tir par Pyongyang d’un puissant missile.

C’est le plus important exercice aérien jamais réalisé par les États-Unis et la Corée du Sud. Ce lundi, les deux pays ont enclenché l’exercice annuel Vigilant Ace, qui mobilise environ 230 avions, dont des chasseurs furtifs F-22 Raptor, et des dizaines de milliers de soldats. L’opération doit durer cinq jours. Elle intervient cinq jours après le tir par le Nord d’un missile balistique intercontinental (ICBM) capable de frapper selon lui n’importe quel site du territoire continental des États-Unis.

Sans surprise, la Corée du Nord a dénoncé cette opération, accusant l’administration du président américain Donald Trump de «vouloir la guerre nucléaire à tout prix». Ce type de manœuvres ne manque jamais de susciter la colère de Pyongyang qui les considère comme la répétition de l’invasion de son territoire.

Dans ce contexte de tensions, un influent sénateur américain, Lindsey Graham, a estimé que le spectre d’une «guerre préventive» se rapprochait. «S’il y a un test nucléaire souterrain, il faudra se préparer à une réponse très sérieuse de la part des États-Unis», a mis en garde Lindsey Graham sur la chaîne américaine CBS. Depuis 2006, le pays reclus a mené six essais nucléaires, dont le plus puissant en septembre. Ces propos font écho à ceux du conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général HR McMaster, qui a estimé que la probabilité d’une guerre avec la Corée du Nord «augmentait chaque jour». «Nous sommes dans une course pour trouver une solution à ce problème», a dit le général McMaster.

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