Les rebelles Houthis ont affirmé avoir tué leur ancien allié, l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh. Des images d’un cadavre, non authentifiées, circulent sur les réseaux sociaux. Au sein de son parti, plusieurs sources confirment son décès.

L‘ex-président Saleh a-t-il été tué ?

Il semblait de plus en plus probable, lundi dans l’après-midi, que l’ancien président yéménite, Ali Abdallah Saleh, ait été tué. Ses anciens alliés, les rebelles chiites Houthis, qui avaient affirmé dans un premier temps avoir fait exploser sa maison, ont annoncé sa mort quelques heures plus tard. Des images – non authentifiées – montrant un cadavre ressemblant à l’ancien président ont circulé sur les réseaux sociaux avant que certaines sources au sein de son parti ne confirment sa mort. Les circonstances dans lesquelles il aurait été tué restaient cependant incertaines. Selon une première version, il a trouvé la mort au sud de Sanaa. Des rebelles auraient immobilisé sa voiture à l’aide d’un lance-roquettes avant de l’abattre. Selon une seconde version avancée par une chaîne saoudienne, il aurait succombé à un tir de sniper.

Une alliance improbable

Parvenu au pouvoir en 1978, Ali Abdallah Saleh avait été dans un premier temps président du Yémen du Nord, avant de présider le Yémen réunifié. Il avait dû quitter le pouvoir en 2012, emporté par le Printemps arabe et avait été remplacé à la tête de l’État par le vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi.

En 2015, ce dernier était pourtant contraint de fuir la capitale yéménite, chassé par une alliance formée quelques mois plus tôt entre les partisans de l’ex-président Saleh, rassemblés au sein du Congrès général du peuple, et les chiites Houthis, venus du Nord et proches de l’Iran. Cette alliance était perçue dès le début comme bancale: au cours de ses 33 ans de règne, le président Saleh avait mené six guerres contre eux.

Le président Hadi et l’Arabie saoudite profitent de la division des rebelles

Le président Hadi a profité de cette situation pour ordonner à ses troupes la reprise de Sanaa. Les forces gouvernementales doivent prendre la ville en tenailles. Le président a par ailleurs offert l’amnistie à tous les soutiens des Houthis qui cesseraient leur collaboration avec les rebelles. De son côté, l’Arabie saoudite a également décidé d’appuyer son offensive. Elle a demandé aux civils de se tenir à «plus de 500 mètres» des zones tenues par les rebelles.

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