La Commission européenne va détailler mercredi sa vision pour réformer la zone euro, un rendez-vous promis de longue date mais qui tombe mal pour un acteur de premier plan, l’Allemagne, toujours sans nouveau gouvernement.

D’abord, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, entendait profiter de « la fenêtre d’opportunité » offerte par la reprise économique dans l’UE et la fin des processus électoraux en France et en Allemagne pour parfaire l’Union économique et monétaire (UEM). Et ce avant les élections européennes du printemps 2019.

Mais les déboires de la chancelière Angela Merkel, qui n’est toujours pas parvenue à former un nouveau gouvernement avec un partenaire de coalition, ont bouleversé la donne, alors que le président français Emmanuel Macron a lui même présenté ses idées sur l’avenir de la monnaie unique en septembre dernier à la Sorbonne, à Paris.

Mercredi, trois commissaires – l’Allemand Günther Oettinger, le Français Pierre Moscovici et le Letton Valdis Dombrovskis – devraient préciser les propositions faites par M. Juncker en septembre dernier devant les eurodéputés à Strasbourg: à savoir créer un poste de « ministre européen de l’Economie et des Finances », une capacité budgétaire pour la zone euro et un Fonds monétaire européen.

« Je n’ai entendu personne me dire que c’est (ces propositions) utile », reconnaît une source européenne.

Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent se pencher sur les projets de réforme le 15 décembre prochain, à l’occasion d’un sommet européen à Bruxelles.

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