Le site WikiLeaks et son fondateur, Julian Assange, sont visés par de multiples enquêtes menées par les autorités américaines en lien avec le déroulement de l’élection présidentielle de l’an dernier, a-t-on appris auprès de sources proches de ces investigations.

Les commissions du Renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants et la commission des Affaires judiciaires du Sénat planchent sur le rôle joué par WikiLeaks durant la campagne de 2016.

Dans le même temps, des procureurs fédéraux ont ouvert une enquête criminelle à Alexandria, en Virginie, pour déterminer comment le site a pu se procurer des milliers de documents confidentiels de l’administration fédérale, parmi lesquels des mémos de la CIA décrivant notamment les outils utilisés par l’Agence centrale du renseignement pour pirater des systèmes informatiques.

Lors de la campagne, WikiLeaks a publié des courriers électroniques récupérés sur les serveurs du Parti démocrate et de John Podesta, qui dirigeait l’équipe de campagne d’Hillary Clinton.

Dans leur rapport déclassifié publié début janvier, la CIA, le FBI et la NSA (National Security Agency) affirment que ces cyberintrusions ont été l’oeuvre du renseignement militaire russe (GRU) et que les données ainsi collectées ont été transmises à WikiLeaks.

Au Sénat, l’enquête de la commission du Renseignement tente de déterminer qui a remis à WikiLeaks les 44.000 courriels et 17.000 documents attachés que le site a mises en ligne en juillet 2016, quatre mois avant le scrutin.

A la Chambre des représentants, la commission du Renseignement a auditionné Roger Stone, ami de longue date de Donald Trump, qui a relayé sur Twitter les publications de WikiLeaks. Stone a identifié l’intermédiaire qui était en contact avec Assange, un comédien du nom de Randy Credico, qui est cité à comparaître mais pourrait invoquer les premier et cinquième amendements (liberté d’expression et liberté de ne pas témoigner contre soi-même) pour ne pas répondre aux parlementaires.

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