Le Premier ministre Charles Michel s’est interrogé samedi sur le bien-fondé de la poursuite des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, en soulignant que le gouvernement turc avait effectué un « demi-tour brutal » par rapport au rapprochement entamé dans le passé avec les valeurs de l’UE.

« Je mesure bien que pour des raisons parfaitement fondées, il y a un certain nombre d’années, la décision a été prise d’ouvrir le cadre de la relation avec la Turquie dans la perspective de l’adhésion à l’Union européenne. Et je comprends parfaitement pourquoi cette décision, qui était légitime, qui était extrêmement bien intentionnée, a été prise à l’époque avec une réalité géo-politique qui était parfaitement fondée », a affirmé le chef du gouvernement fédéral en ouvrant un colloque sur le thème « Constituer l’Union européenne » organisé à Bruxelles par le centre Jean Gol, le centre d’études du Mouvement réformateur.

« Mais la vérité c’est que depuis un certain nombre d’années, je m’interroge sur la question de savoir si le cadre de l’adhésion est le cadre pertinent pour cette relation avec la Turquie », a-t-il ajouté.

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