Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré lundi une rencontre dans les prochains jours des responsables russes et turcs pour la finalisation d’un accord avec Moscou sur l’obtention de systèmes de défense antiaérienne S-400 russes.

« Des responsables vont se rencontrer cette semaine pour finaliser les travaux nécessaires sur cette question des S-400. Je leur souhaite du succès », a déclaré M. Erdogan lors d’une conférence de presse avec son homologue russe Vladimir Poutine, de passage à Ankara lundi soir. Il n’a pas donné plus de détails sur l’objet de ces rencontres.

Ankara avait annoncé en septembre avoir signé un important contrat d’armement portant sur l’achat de S-400 à Moscou tout en affirmant que certains points, notamment sur le financement de cet accord, restaient à régler.

Sans évoquer directement les S-400, M. Poutine a affirmé voir « une perspective considérable pour étendre la coopération dans le domaine technique militaire ». « Nous avons finalement convenu d’un accord de crédit qui, je l’espère, (…) sera signé au plus vite », a-t-il déclaré au côté de son homologue turc.

Ces systèmes de missiles de technologie russe ne sont pas compatibles avec ceux de l’Alliance atlantique et cette annonce avait été perçue comme une manifestation de mauvaise humeur de la part du président turc, sur fond de tensions avec ses alliés occidentaux.

La question de l’interopérabilité avait déjà été soulevée en juillet par les Etats-Unis, le Pentagone affirmant sur le ton de l’euphémisme que « généralement, c’est plutôt une bonne idée pour des alliés d’acheter du matériel » compatible avec les systèmes de l’Otan.

M. Erdogan avait répliqué en déclarant que la Turquie prend seule les décisions relevant de son indépendance.

M. Poutine s’est rendu à Ankara lundi soir après s’être rendu dans la matinée sur la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie avant de faire étape au Caire dans l’après-midi.

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