Après Marine le Pen le 30 juin dernier, c’est au tour du Front national d’être mis en examen dans l’affaire des emplois fictifs présumés des assistants parlementaires d’eurodéputés.

L’information est donnée ce 12 décembre par le quotidien Le Monde et le site d’informations Mediapart mais daterait du 30 novembre dernier. Le préjudice est évalué  à 5 millions d’euros sur la période 2012-2017 pour le Parlement européen.

La procédure ne fait simplement que suivre son cours. C’est la réaction du trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, qui s’est voulu rassurant suite aux informations de mise en examen de son parti, révélées par le quotidien Le Monde et le site Mediapart. « Ça va nous permettre de démontrer notre innocence la plus totale », assure-t-il.

Le parti est inculpé en tant que personne morale pour « abus de confiance » et « recel d’abus de confiance ». Depuis deux ans, une enquête cherche à déterminer si les fonds mis à disposition par le Parlement européen pour rémunérer les collaborateurs des eurodéputés ont servi au parti. Les enquêteurs auraient notamment mis la main sur une lettre adressée par Wallerand de Saint-Just à Marine Le Pen le 16 juin 2014, après le triomphe du parti aux Européennes, où il évoquerait des « économies importantes grâce au Parlement européen ». Les policiers décrivent un système « frauduleux impliquant plusieurs cadres du FN ».

Mais pour Wallerand de Saint-Just, le procès est instruit de manière partiale par la juge d’instruction, Claire Thépaut, « parce qu’elle est membre du syndicat de la magistrature ».

« Nous sommes le seul pays au monde où des magistrats appartenant à un syndicat d’extrême gauche jugent ou vont juger des adversaires politiques », argue-t-il. Le parti frontiste dit avoir demandé la récusation de la juge d’instruction, mais celle-ci a été jugée irrecevable par la cour d’appel le 23 novembre dernier.

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