opposition au Honduras a déclenché vendredi un mouvement « permanent » pour protester contre la fraude supposée à l’élection présidentielle.

Une mobilisation à travers laquelle l’ancien président destitué Zelaya espère prendre sa revanche politique.

Près de trois semaines après la présidentielle, l’imbroglio politique se poursuit au Honduras. L’opposition continue de dénoncer une fraude électorale dans le décompte des voix ayant placé en tête le président sortant conservateur, Juan Orlando Hernandez, au détriment de Salvador Nasralla, candidat de la gauche. La coalition de ce dernier, l’Alliance d’opposition à la dictature, a décrété une mobilisation « permanente et nationale » à compter du vendredi 15 décembre et ce jusqu’à ce que le Tribunal électoral déclare leur candidat vainqueur.

La candidature de Juan Orlando Hernandez à sa réelection avait provoqué une levée de boucliers, car contraire à la Constitution. La polémique a enflé lorsque les premiers résultats partiels du Tribunal suprême électoral ont donné cinq points d’avance à Salvador Nasralla, un animateur de télévision novice en politique, avant que la tendance ne s’inverse, sur fond de pannes informatiques suspectes.

Les deux candidats ont revendiqué la victoire et leurs partisans ont manifesté ces derniers jours, plongeant le pays dans la confusion. La coalition de gauche exige un recomptage total des votes et a déposé la semaine passée un recours en annulation de l’élection.

 « Nous sommes prêts à la mobilisation générale et permanente dans toutes les régions du pays pour mettre définitivement fin à ce régime illégitime et à cette fraude honteuse », a déclaré mardi 12 décembre l’ancien président hondurien Manuel Zelaya, au côté de Salvador Nasralla dont il coordonne la coalition électorale.

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