Dans un café de Damas, Soulaf Hammoud écrit son voeu le plus cher pour la nouvelle année sur un carré de papier jaune puis l’épingle sur un sapin scintillant: « Je veux que mes amis déplacés reviennent le plus tôt possible ».

Sur le sapin de Noël du café Zeriab, les boules et les guirlandes ont été remplacées par des dizaines de papiers colorés où les Damascènes, épuisés par sept ans de guerre, ont écrit leurs voeux et leurs espoirs pour l’année 2018 qui s’annonce.

Soulaf, longs cheveux bruns étalés sur un pull blanc, confie qu’en plus de revoir ses amis, elle garde toujours l’espoir de réaliser ses rêves d’enfant: étudier à Paris et créer son propre média.

« Chaque année, je me tiens devant le sapin et je formule les mêmes voeux. Peut-être seront-ils exaucés un jour, mais le plus important est de garder espoir…de continuer à tout essayer jusqu’à ce qu’ils se réalisent ».

Dans ce café à la lumière tamisée, de jeunes Syriens sont engagés dans des conversations animées autour de boissons chaudes, avec du jazz en musique de fond.

En entrant dans l’établissement, les clients s’émerveillent devant le sapin, prennent des photos avant d’y accrocher à leur tour leur souhait sur de petits papiers colorés.

Certains voeux sont universels: « Je voudrais retrouver cette fille à laquelle je pense ».

Mais d’autres expriment les aspirations d’une génération épuisée par la guerre, et notamment le désir d’échapper au service militaire obligatoire de deux ans dans l’armée du régime qui combat aux quatre coins du pays rebelles et jihadistes.

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