Un an après l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie, les relations entre Ankara et Moscou semblent plus amicales que jamais, mais plusieurs points de désaccord demeurent.

Le 19 décembre 2016, l’ambassadeur russe à Ankara Andreï Karlov, un vétéran des services diplomatiques de son pays, a été tué de plusieurs balles par un policier turc âgé de 22 ans pendant le vernissage d’une exposition de photos.

Ce spectaculaire assassinat, capté par quelques journalistes présents dans la salle, a été dénoncé par Moscou et Ankara comme une « provocation » visant à saboter le réchauffement de leurs relations après une grave crise provoquée par la destruction d’un bombardier russe par l’aviation turque à la frontière syrienne en novembre 2015.

Immédiatement après l’attentat, les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine ont affiché leur détermination à ne pas laisser leurs rapports subir le choc de l’assassinat.

En signe de bonne volonté, la Turquie a même autorisé des procureurs, policiers et médecins légistes russes à se rendre à Ankara pour participer à l’enquête. Une délégation d’enquêteurs russes est d’ailleurs attendue mardi dans la capitale turque.

L’année écoulée depuis l’assassinat de l’ambassadeur Karlov a été marquée par un intense trafic diplomatique entre la Turquie et la Russie, notamment sur le dossier syrien. MM. Erdogan et Poutine se sont rencontrés pas moins de huit fois cette année.

Les deux dirigeants, qui échangeaient des noms d’oiseaux lors de la crise de 2015, ont notamment parrainé avec l’Iran un accord visant à créer des « zones de désescalade » en Syrie pour réduire l’intensité des combats.

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