Après que Bachar al-Assad a accusé, lundi, la France de « soutenir le terrorisme », Emmanuel Macron a vivement réagi, jugeant les propos du président syrien d' »inacceptables ».

 

« Inacceptables. » Le président français Emmanuel Macron a vivement réagi, mardi 19 décembre, aux critiques du président syrien Bachar al-Assad, qui a accusé la France de « soutien au terrorisme ».

« Nous avons été cohérents depuis le début », en luttant contre un seul ennemi : « Daech » en Syrie, a déclaré Emmanuel Macron devant la presse. « C’est pour cela que les propos étaient inacceptables » car « si quelqu’un a combattu et peut gagner d’ici fin février c’est la coalition internationale », a-t-il ajouté.

Le chef de l’État emboîte le pas de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui avait estimé que Damas n’avait pas à « donner des leçons » à la France.

Lundi 18 décembre, le président syrien Bachar al-Assad s’était fendu d’une déclaration incendiaire sur la politique française durant la guerre en Syrie : « La France a été le fer de lance du terrorisme et ses mains sont couvertes de sang syrien depuis les premiers jours et ils n’ont pas changé fondamentalement de position », avait-il déclaré à l’agence de presse Sana.

« Quand on a passé son temps à massacrer son peuple… »

Dans la nuit de lundi à mardi, Jean-Yves Le Drian, en visite à Washington, avait été le premier représentant à répondre à la sortie du président syrien, estimant que ce dernier n’avait pas le droit de « donner des leçons ».

« D’abord, M. Bachar al-Assad ne me semble pas vraiment en situation de pouvoir affirmer une prise de position politique, tant qu’il est dépendant de la Russie et de l’Iran. Ensuite, quand on a été le premier à libérer [de prison] les jihadistes de Daech, on ne donne pas de leçon. Et enfin, quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion », a-t-il expliqué.

Dans un entretien accordé à France 2, dimanche soir, Emmanuel Macron a estimé qu’une fois la guerre contre l’organisation État islamique terminée, il faudrait parler au président Bachar al-Assad afin de construire une solution politique dans ce pays ravagé par plus de six ans de conflit.

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