Concernant la résolution sur la situation des droits de l’homme en Crimée adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU, je voudrai savoir sur quoi ils se basent lorsqu’ils disent que les citoyens ukrainiens ont été obligés

de prendre la citoyenneté russe, qu’il convient de rétablir les droits et libertés des citoyens ukrainiens de la péninsule, ainsi que d’assurer le processus éducatif dans les langues Tatar et ukrainienne, dans la mesure où la soi-disant mission de surveillance des Nations Unies sur les droits de l’homme en Ukraine dit n’avoir pas pu accéder à la Crimée.

Donc, la question que je me pose est : qu’est-ce qui a fait qu’elle n’a pas pu accéder à la Crimée ? Est-ce du fait des autorités criméennes ? Est-ce du propre fait de cette commission ? On ne sait pas trop.

Dans ces conditions, comment peut-elle porter de telles accusations dans la mesure où elle n’était pas présente ? Peut-être qu’elle les fonde sur ce que lui ont rapporté certaines personnes pas spécialement enchantées du retour de la Crimée et de Sébastopol à la Russie.

De toute façon, derrière tout ça, ce sont les occidentaux, USA, en tête, qui sont à la manoeuvre. Mais, pour un pays qu’on dit isolé sur le plan international, 26 pays, et non des moindres comme la Chine, n’ont pas emboîté le pas des USA, donc c’est plutôt rassurant.

Considérer la Russie comme étant une force occupante, qu’en est-il du droit à l’auto-détermination d’un peuple à décider de son destin ? Ce droit ne serait-il dévolu qu’aux seuls peuples qui, comme le Kosovo, avec l’assentiment des occidentaux, a organisé un référendum visant à sortir de la Serbie et, là, le problème du respect de l’intégrité du territoire serbe ne posait de problèmes à personne. Il va falloir qu’ils se fassent une raison, et qu’ils respectent le choix des Criméens et de la population de Sébastopol.

Par contre, qu’en est-il des atteintes aux droits de l’homme côté ukrainien avec la remise en cause de l’enseignement des langues dites minoritaires ? Le blocage des réseaux sociaux russes, l’expulsion de journalistes russes, l’interdiction de Ioulia Samoïlova de représenter la Russie à l’Eurovision organisée à Kiev pour le simple fait d’avoir chanté en Crimée. Que font les occidentaux pour obliger Kiev à respecter les droits de l’homme ? Rien ! Il n’y a qu’à voir dans le Donbass. De même l’OSCE, je me demande à quoi elle sert, puisqu’elle n’a aucune autorité, pour qui roule-t-elle ? Elle refuse d’enregistrer certaines violations du cessez-le-feu de l’armée ukrainienne, elle laisse l’armée ukrainienne prélever dans les stocks, des armes interdites sur la ligne de front. Ces organisations sont majoritairement composées de membres favorables aux occidentaux, donc il ne faut pas s’étonner de leur attitude vis à vis de la Russie.

J’ai l’impression de revenir à la période de l’URSS avec la rhétorique anti soviétique. Les USA ont pris, en quelque sorte, l’Ukraine en otage pour mener sa guerre contre la Russie, c’est un jeu sordide dont le pion est le peuple ukrainien qui pâtit de cette situation et qui souffre, dans la plus grande indifférence générale. Le choix de l’Ukraine n’est pas anodin, car l’establishment étasunien savait très bien qu’en intervenant dans le coup d’état, il provoquait une cassure dans ce qui a été le fondement même de la nation russe. C’était leur objectif : morceler la Russie pour en tirer le plus grand profit.

Monique Gimenez

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