Le président français, Emmanuel Macron, a expliqué vendredi lors d’une conférence de presse conjointe avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, depuis l’Elysée, avoir demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « l’arrêt de la colonisation ».

Le président français et le président de l’Autorité palestinienne se sont exprimés vendredi au terme d’un entretien privé, à l’Elysée.

Dans un contexte politique sous haute tension depuis la décision unilatérale du président américain, Donald Trump, de transférer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, les deux chefs d’Etat ont longuement plaidé en faveur d’une solution à « deux Etats israélien et palestinien qui vivent en paix ».

Mahmoud Abbas a expliqué que « à la suite de la décision de Donald Trump de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, les Etats-Unis ne sont plus un médiateur honnête » avant d’ajouter que « nous n’accepterons plus aucun plan de la part des Etats Unis à cause de leur esprit partisan et de cette violation du droit international ».

Le chef de l’Autorité palestinienne a, en outre, souligné vouloir « la paix avec Israël », avant d’être appuyé par la président Macron qui considère qu’il « n’y a pas d’alternative à la solution à deux Etats ». Il a par ailleurs rappelé avoir demandé au Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu, « la reprise des négociations » et « l’arrêt de la colonisation ».

Au cours d’un long plaidoyer, Mahmoud Abbas a fait savoir qu’il considère « la reconnaissance d’un Etat Palestinien est un investissement dans la paix ». Ce à quoi, interrogé par un journaliste, Emmanuel Macron a répondu que « décider unilatéralement de reconnaître la Palestine » ne serait pas « efficace dans la situation actuelle ».

Interrogé par un journaliste sur les relations entre la Palestine et l’Arabie Saoudite, « réputée proche des États-Unis », Mahmoud Abbas a expliqué qu’il avait reçu « le soutien » du Roi Salmane.

Il a précisé que « les Saoudiens nous ont toujours dit: nous sommes avec vous » ajoutant que l’Arabie Saoudite « n’est jamais intervenue dans nos affaires mais n’a jamais hésité à nous soutenir « .

Le chef de l’Etat français a par ailleurs annoncé qu’il se rendra en Palestine en 2018 sans préciser de date.

Pour rappel, jeudi, sur 193 pays membres des Nations Unies, 128 ont voté une résolution condamnant la décision de Trump de transférer son ambassade à Jérusalem.

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