Le Kremlin a qualifié, hier, 21 décembre 2017, d’«illégales et inamicales» les sanctions imposées par les Etats-Unis contre Ramzan Kadyrov, accusé par Washington d’être personnellement impliqué dans de graves violations des droits de l’homme.

Le dirigeant tchétchène est considéré comme un allié proche de Vladimir Poutine.

Pour le Kremlin, il ne fait aucun doute que ces nouvelles sanctions américaines feront l’objet de mesures de rétorsion. Pour le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, « le principe de réciprocité sera très probablement respecté ». Les mesures prises par l’administration américaine risquent donc de raviver un peu plus les tensions diplomatiques qui opposent les deux pays.

Ramzan Kadyrov, la principale personnalité visée par les nouvelles sanctions, a lui aussi réagi, mais sur le ton de la plaisanterie et de la fanfaronnade. « C’est une fierté d’être considéré comme indésirable par les services américains », a déclaré le dirigeant tchétchène sur les réseaux sociaux.

Fervent partisan de Vladimir Poutine, qui l’a placé à la tête de la république tchétchène, Ramzan Kadyrov est accusé par l’administration américaine d’être impliqué dans de graves violations des droits humains : exécutions extrajudiciaires, tortures, disparition. Il rejoint ainsi une liste de 49 personnalités russes dont les éventuels avoirs américains sont gelés et qui sont interdites d’entrée aux Etats-Unis.

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