La Russie, la Turquie et l’Iran tentaient vendredi, lors des pourparlers d’Astana, de relancer le dialogue politique entre Damas et les rebelles pour mettre fin à six ans de guerre en Syrie.

Une semaine après l’échec de la réunion de Genève, le huitième round de ces négociations dans la capitale kazakhe doit aboutir à une déclaration finale approuvée par ses parrains : Moscou et Téhéran, alliés de Bachar al-Assad et Ankara, soutien des rebelles.

« Une grande partie » des discussions qui ont commencé jeudi ont été consacrées à l’initiative russe de réunir un « Congrès du dialogue national » dans la station balnéaire russe de Sotchi, a indiqué le négociateur russe Alexandre Lavrentiev.

Selon lui, une telle réunion, proposée par Moscou fin octobre lors du précédent round de discussions à Astana, serait « une plateforme qui permettrait aux différents représentants de la société syrienne de résoudre les problèmes liés au règlement politique qui n’ont pas été réglés à Genève ».

Le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, appuyé par l’armée russe, a désormais repris l’avantage sur le terrain, mais la perspective d’un règlement politique reste au point mort.

Si Damas est prêt à accepter des élections sous la supervision de l’ONU, les négociations achoppent toujours sur le sort de Bachar al-Assad, le régime refusant d’évoquer l’éventualité de son départ du pouvoir, réclamé par l’opposition.

Alors que le processus de Genève n’avance pas, Moscou espère capitaliser sur les avancées concrètes obtenues à Astana, qui ont permis de réunir régime et rebelles pour discuter de questions militaires, pour relancer le dialogue politique.

Mais pour l’instant, son initiative de réunion à Sotchi ne s’est pas concrétisée, butant notamment sur la participation des Kurdes, qu’Ankara rejette.

Le conflit en Syrie, qui a débuté en 2011 avec la répression de manifestations pacifiques, a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

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