Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s’est dit prêt, vendredi 22 décembre, à discuter avec le nouveau gouvernement catalan, au lendemain des élections régionales qui ont vu la victoire de la coalition indépendantiste.

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Le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy a subi un revers lors du scrutin de jeudi, passant de onze à trois élus au parlement régional. Le chef du gouvernement a souligné qu’il s’opposerait à toute initiative contraire à la Constitution espagnole. Il a ajouté qu’il n’avait pas l’intention de convoquer des élections législatives anticipées.

 « On a gagné le droit d’être écoutés »

« La personne avec laquelle je devrais m’asseoir, c’est celle qui a remporté les élections, Madame Arrimadas« , la tête de liste du parti anti-indépendance Ciudadanos qui a remporté le plus de sièges au parlement catalan, a déclaré Mariano Rajoy. Il a ainsi évité de dire directement s’il rencontrerait l’ex-président indépendantiste Carles Puigdemont, après que ce dernier en ait exprimé la demande.

« Je suis prêt à rencontrer M. Rajoy à Bruxelles ou dans n’importe quel autre lieu de l’Union européenne qui ne soit pas l’État espagnol pour des raisons évidentes », avait assuré plus tôt Carles Puigdemont, poursuivi pour « rébellion et sédition » et qui risque d’être arrêté à son retour en Espagne.

« On a gagné le droit d’être écoutés, d’être entendus », a-t-il également lancé à l’adresse de l’Union européenne qui soutient le gouvernement espagnol.

Les trois listes indépendantistes – allant de l’extrême gauche au centre-droit – n’ont réuni que 47,5 % des voix aux élections régionales convoquées par Madrid, mais obtenu une majorité des sièges de députés (70 sur 135).

Carles Puigdemont est en position d’être de nouveau investi président par les députés régionaux, mais n’a pas dit clairement si et quand il avait l’intention de retourner en Catalogne.

Alors que quatre dirigeants indépendantistes sont en détention provisoire en Espagne, Carles Puigdemont a déclaré : « Je dois être investi président mais pas seulement moi, également les conseillers [du gouvernement régional destitué] et le vice-président » Oriol Junqueras, actuellement en prison près de Madrid.

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