Le Premier ministre malaisien, Najib Razak, a été, vendredi, aux premiers rangs d’une manifestation de milliers de protestataires, rassemblés dans la capitale administrative Putrajaya, soutenant la ville de Jérusalem.

Razak a indiqué, dans une allocution prononcée en marge de la manifestation, que son pays « fera le maximum pour sauver Jérusalem ».

Il a ajouté que « nous n’aurons pas peur des Etats-Unis ni de notre relation solide avec le président américain, Donald Trump ».

Le Premier ministre malaisien a affirmé, à la sortie de la Grande prière hebdomadaire, que « oui, j’ai visité la Maison Blanche et je connais très bien Trump, mais, nous ne laisserons pas tomber la sacralité de l’Islam».

Il a souligné que «nous nous attachons à notre position, nous soutenons l’établissement d’un Etat palestinien libre et souverain et nous voulons Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine».

Jeudi soir, l’Assemblée générale des Nations unies a voté à 128 voix pour la résolution sur Jérusalem, affirmant que la question de Jérusalem est une question qui doit être résolue lors des négociations sur le statut final, via des pourparlers directs entre les Palestiniens et les Israéliens, conformément aux résolutions afférentes du Conseil de sécurité.

Sur un total de 193 pays membres des Nations Unis, 21 Etats ont été absents à la session de vote, 35 se sont abstenus et 9 se sont opposés à la résolution.

Le projet de résolution en question s’intitule « les actes israéliens illégaux à Jérusalem-Est occupée et au reste des territoires palestiniens ».

Le projet exprime de profonds regrets concernant les récentes décisions prises au sujet du statut de la ville et affirme que toute décision ou action visant à modifier son caractère, statut ou composition démographique n’a aucun effet juridique, est nulle et non-avenue conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

Le projet appelle également tous les États « à s’abstenir d’établir des missions diplomatiques dans la ville de Jérusalem conformément à la résolution 478 adoptée en 1980 par le Conseil de sécurité ».

Les résultats du vote de l’ONU ont prouvé l’inutilité des menaces américaines adressées aux pays membres, dont la majorité a affirmé son rejet de la décision du président américain sur Jérusalem.

Cette décision, annoncée par Trump le 6 décembre courant et relative à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et au transfert de l’ambassade américaine à la ville, a été confrontée à un large refus international.

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