Le pape a dénoncé ce dimanche soir le drame des migrants de la planète, souvent « expulsés de leurs terres » par des dirigeants prêts à « verser du sang innocent », dans une homélie de Noël appelant à « l’hospitalité ».

Dans sa traditionnelle homélie de la veillée de Noël, l’argentin Jorge Bergoglioa a rappelé que selon l’Evangile, Marie et Joseph étaient en fuite en raison d’un décret romain.

« Dans les pas de Joseph et de Marie, se cachent de nombreux pas. Nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd’hui, se voient obligées de partir », a souligné le pape, devant une dizaine de milliers de fidèles rassemblés dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

« Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s’en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre », a-t-il poursuivi, s’exprimant depuis la fenêtre du palais apostolique du Vatican.

« Dans beaucoup de cas, ce départ est chargé d’espérance, chargé d’avenir; dans beaucoup d’autres, ce départ a un seul nom : la survie. Survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n’ont aucun problème à verser du sang innocent », a lancé le pape François.

Pour le pape, « Noël, c’est le temps pour transformer la force de la peur en force de la charité ». « Personne ne doit sentir qu’il n’a pas sa place sur cette Terre », a plaidé le pape, prônant « une nouvelle créativité sociale ».

« Dieu nous invite à être des sentinelles pour beaucoup de personnes qui ont cédé sous le poids du désespoir qui naît du fait de trouver fermées de nombreuses portes », a insisté François, appelant les croyants à balayer « l’indifférence » et décliner « hospitalité » et « tendresse ».

Il adressera lundi son cinquième message de Noël « Urbi et orbi » (« à la ville et au monde ») devant les fidèles sur la place Saint-Pierre.

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