Le Canada a annoncé lundi que l’ambassadeur vénézuélien n’était plus le « bienvenu » sur son territoire. Il a également déclaré le chargé d’affaires « persona non grata », en représailles de l’expulsion, il y a deux jours, du chargé d’affaires canadien par le Venezuela.

L’ambassadeur vénézuélien avait déjà été retiré par Caracas pour dénoncer les sanctions canadiennes contre des responsables vénézuéliens impliqués dans la corruption et les violations jugées flagrantes des droits de l’homme dans ce pays plongé dans une crise politico-économique.

L’expulsion l’avant-veille du chargé d’affaires canadien Craig Kowalik est « typique du régime Maduro qui ne cesse de miner tous les efforts visant à rétablir la démocratie et à aider le peuple vénézuélien », a dénoncé la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

« Les Canadiens ne demeureront pas les bras croisés pendant que le gouvernement du Venezuela dépouille son peuple de ses droits démocratiques et de ses droits de la personne fondamentaux et lui refuse l’accès à une assistance humanitaire essentielle. »

Le gouvernement canadien a haussé le ton contre le régime du président Nicolas Maduro pour l’inciter au dialogue avec l’opposition et a pris contre lui une série de sanctions.

Vendredi, Ottawa a décidé, entre autres, d’interdire sur son territoire 52 responsables du Venezuela, de Russie et du Soudan du Sud, qu’il accuse d’être corrompus ou liés à des violations des droits de l’homme.

Pour sa part, la présidente de l’Assemblée constituante vénézuélienne avait reproché au chargé d’affaires canadien « une ingérence permanente, insistante, grossière et vulgaire dans les affaires intérieures du Venezuela ».

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