Après la tenue d’élections régionales anticipées en Catalogne, Madrid procède au retrait des forces de police déployées après le référendum interdit du 1er octobre.

Les renforts policiers envoyés en Catalogne à l’occasion du référendum d’autodétermination interdit du 1er octobre ont commencé mardi à quitter la région, a indiqué le ministère de l’Intérieur espagnol. Les policiers et gardes civils envoyés fin septembre en renfort dans la région « vont être retirés progressivement, jusqu’au samedi 30 » décembre, a déclaré mardi un porte-parole du ministère, précisant que le processus avait « commencé, à partir d’aujourd’hui » mardi.

10.000 hommes déployés. Le journal El Pais avait estimé ces renforts policiers à 10.000 hommes. Le jour du référendum interdit, les images de violences policières lors d’actions pour saisir des urnes et fermer des bureaux de vote avaient fait le tour du monde et amené les indépendantistes à dénoncer la « répression » de Madrid. Au moins 92 personnes avaient été blessées ce jour-là, selon les hôpitaux. Les autorités indépendantistes avaient annoncé que près de 900 personnes avaient « requis une assistance médicale ». Le représentant du gouvernement central dans la région, Enric Millo, avait présenté des excuses une semaine plus tard.

Placée sous administration directe. La Catalogne possède sa propre force de police autonome, les Mossos d’Esquadra, la police nationale et la Garde civile n’ayant dans la région qu’un rôle marginal. La Catalogne est sous administration directe du gouvernement central depuis le 27 octobre, quand le parlement régional avait voté une déclaration unilatérale d’indépendance. Le gouvernement central avait répondu en destituant l’exécutif régional, en dissolvant le parlement et en convoquant des élections régionales anticipées le 21 décembre, qui ont finalement redonné la majorité absolue au camp indépendantiste. Madrid a assuré que la tutelle serait levée une fois que le nouveau parlement catalan aurait investi l’exécutif régional.

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