Les Libériens votaient mardi pour choisir leur nouveau président entre la légende du football, George Weah et le vice-président sortant, Joseph Boakai, au cours d’un second tour visiblement mieux organisé que le premier début octobre.

Après des semaines d’imbroglio juridique, les urnes vont enfin désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, seule femme à avoir été élue chef d’Etat en Afrique.

Les bureaux de vote ont ouvert comme prévu à 08H00 (GMT et locales) et resteront accessibles jusqu’à 18H00 pour les quelque 2,1 millions d’électeurs enregistrés. Les premiers résultats sont attendus dans les prochains jours.

Le Liberia est un pays anglophone d’Afrique de l’Ouest meurtri par quatorze ans de guerre civile (quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003), puis par l’épidémie d’Ebola dont il peine à se redresser.

Il vit encore sous l’ombre de Charles Taylor, 69 ans, premier ex-chef d’État (1997-2003) condamné par la justice internationale depuis les procès de responsables nazis à Nuremberg, à l’issue de la Deuxième guerre mondiale.

Il purge en Grande-Bretagne une peine de 50 ans de prison pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre perpétrés en Sierra Leone voisine.

Arrivés tôt, les électeurs ont pu voter rapidement, sans que se constituent de longues files comme au premier tour le 10 octobre, ont constaté des journalistes de l’AFP dans plusieurs bureaux de la capitale.

Pour éviter les problèmes, le registre national des électeurs a été revu par la Commission électorale nationale (NEC) et les listes des inscrits affichées plusieurs jours à l’avance à l?extérieur des centres de vote.

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