L’explosion dans un supermarché de Saint-Pétersbourg mercredi, qui a fait 13 blessés selon un nouveau bilan, a été provoquée par une bombe artisanale laissée à la consigne, a annoncé le Comité national antiterroriste.

Treize personnes ont été blessées dans cette explosion survenue mercredi soir, à quatre jours du réveillon du Nouvel an, selon un nouveau bilan rendu public jeudi par les autorités de la deuxième ville de Russie. Le bilan initial faisait état de dix blessés.

« Un engin artisanal laissé dans un casier de la consigne a explosé » dans ce supermarché de la chaîne Perekriostok, a indiqué le Comité national antiterroriste (NAK) dans un communiqué, en précisant qu’il était « équivalent à 200 grammes de TNT ».

Le NAK « coordonne » l’enquête, ajoute le communiqué, alors que les enquêteurs ont assuré dans la foulée de l’explosion n’écarter aucune piste, sans toutefois ouvrir formellement de procédure pour attaque terroriste.

Le Comité d’enquête, organe chargé des principales affaires, a ainsi annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête pour « tentative d’homicide ».

Pour sa part, le site d’information local Fontanka.ru a diffusé jeudi des images de vidéosurveillance du supermarché, en les présentant comme celles de l’exécutant présumé de l’explosion.

Sur ces images, un homme d' »apparence non-slave », vêtu d’une veste verte à capuche, apparaît d’abord avec un sac à dos beige, visiblement lourd, puis quitte le supermarché déjà sans son sac, explique le site.

Saint-Pétersbourg a été visé par un attentat qui a fait 16 morts et des dizaines de blessés le 3 avril dans son métro et qui a été revendiqué par un groupe peu connu lié à Al-Qaïda.

L’auteur présumé de cette attaque, Akbarjon Djalilov, un homme de 22 ans originaire du Kirghizstan, une ex-république soviétique d’Asie centrale, a également été tué dans l’attentat.

Mi-décembre, les services de sécurité russes avaient annoncé avoir démantelé une cellule du groupe jihadiste Etat islamique (EI) s’apprêtant à commettre des attentats le 16 décembre à Saint-Pétersbourg, notamment dans la très touristique cathédrale Notre-Dame-de-Kazan.

Le président Vladimir Poutine avait alors appelé son homologue américain Donald Trump pour le « remercier » de renseignements transmis par la CIA ayant permis d’arrêter ces terroristes présumés.

La Russie a été menacée à plusieurs reprises par l’EI et par la branche syrienne d’Al-Qaïda après le début de son intervention militaire en Syrie, le 30 septembre 2015.

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